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PME Magazine vom 24.02.2010 Jörg Lang, 5603 signes |
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| Les champions du dividende |
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| Faut-il miser sur la sécurité ou sur le rendement avec des investissements spéculatifs? Ni l’un ni l’autre. Des poids lourds de l’industrie offrent des dividendes supérieurs à 10%. |
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En ce début d’année, quand les directeurs financiers des assurances passent en revue leurs décisions d’investissement, ils sont confrontés à un problème: ils peineront à atteindre les résultats promis. Les placements à taux fixe offrent certes une certaine sécurité, au prix d’un rendement plutôt maigre. Ou faut-il encore miser sur les titres spéculatifs qui se sont bien développés en 2009, au risque de sortir perdant? La meilleure alternative se trouve peut-être entre les deux. «Beaucoup d’investisseurs institutionnels recherchent aujourd’hui des titres qui promettent un rendement sur dividendes à la fois élevé et sûr», remarque Eberhard Weinberger, gérant de fortune.
A juste titre. Les investisseurs peuvent gagner davantage par le biais des dividendes qu’avec les intérêts des obligations à long terme dans certaines entreprises actives dans les secteurs des télécoms et distributeurs d’énergie. A l’exemple du groupe belge Belgacom, dont le rendement de dividendes attendu sera 3% supérieur à celui de ses obligations. Il vaut donc la peine d’analyser les chiffres 2010 de quelques poids lourds de l’industrie.
Régularité. Les statistiques à long terme montrent que la distribution régulière de profits constitue la pierre angulaire sur laquelle se bâtit un patrimoine. Depuis le lancement de l’indice DAX en 1988, les dividendes ont par exemple contribué à hauteur de 40% au succès des produits de placement de ses actions. «En outre, les dividendes sont le plus important indicateur de la rigueur financière des entreprises», signale Stuart Rhodes, gérant de fonds. Toute société qui veut régulièrement augmenter ses dividendes doit veiller à une bonne gestion de sa trésorerie. D’une part, il faut augmenter son volume d’affaires pour financer des dividendes en hausse, et d’autre part, il faut éviter des investissements désastreux et coûteux. Un bon exemple est le cas de Johnson & Johnson. Au cours de ces dernières décennies, le groupe de cosmétiques américain a bien maîtrisé la balance entre croissance et dividendes. Leur versement a augmenté chaque année, compte tenu des modifications de la structure du capital: de moins de 5 cents en 1980 à près de 2 dollars aujourd’hui. Et le cours de l’action a également augmenté durant cette même période. Celui qui a investi 1000 dollars en 1980 en possède aujourd’hui plus de 50 000, dont près de 11 000 sont issus des dividendes.
Sélection. Si on prend en compte uniquement le rendement actuel du dividende – 3,2% – il est inférieur à celui d’autres sociétés. Seulement, si les versements continuent à croître au cours de la décennie suivante, les investisseurs bénéficieront d’un profit durable. C’est précisément quand les marchés vont mal que les dividendes offrent une certaine sécurité. «Il se peut que nous assistions à une véritable renaissance des dividendes, remarque Eberhard Weinberger. Entre les années 1930 à 1950, le rendement des dividendes était supérieur à celui des obligations.» On observe actuellement une constellation identique. Dans l’euroland, le rendement des obligations d’Etat à dix ans se situe aux alentours de 3,6%, alors que le rendement de dividendes de l’indice Euro Stoxx 50 est de 3,8%. Les investisseurs peuvent agrémenter leurs portefeuilles avec des fonds ou ETF spécialisés dans les rendements de dividendes. Pour ceux qui préfèrent les actions, nous avons sélectionné 16 titres prometteurs en dividendes et qui apporteront une plus-value aux placements (voir tableau) . Etant donné leur provenance, il faudra prendre en compte le risque de change qui pourrait amoindrir le rendement. C’est notamment le cas pour le titre Telecom New Zealand, de Telefónica O2, filiale tchèque de Telefónica, et du constructeur norvégien de plateformes pétrolières Fred Olsen.
Profitable. Si les actions de Cable & Wireless, dont le dividende est à 6%, sont également soumises au risque de change, elles présentent néanmoins un potentiel de hausse par les projets de scission du groupe. Pour l’heure, la société se divise en deux branches. D’une part C&W propose des prestations de téléphonie fixe en Grande-Bretagne et à l’international. Ce secteur génère un cash-flow élevé. Jusqu’à présent, le groupe investissait ce revenu avant tout dans l’extension de ses affaires avec les grands clients à l’international. Une activité qui a permis à cette unité de dégager également de substantiels revenus. Aussi, le management envisage-t-il de réaliser un splitting ce printemps pour réduire le déport. Ainsi les investisseurs bénéficieront de l’unité hautement rentable à travers ses dividendes réguliers et, en prime, d’une entreprise en forte croissance. Dans le meilleur des cas, le dividende restera identique ou augmentera même, et des gains additionnels pourront être obtenus si l’unité détachée est vendue.
Réserve. Paradoxalement, c’est une entreprise grecque, pays au bord de la faillite, qui verse le plus fort dividende. Il s’agit d’Opap, exploitant athénien de loteries et de paris. Pourquoi ce succès? Tout simplement parce que l’Etat grec est l’actionnaire principal et, chroniquement à court d’argent, ne peut se passer de ces millions. Pour l’exercice en cours, on escompte un dividende final de 1,15 euro et une distribution intermédiaire de 58 centimes. Mesurées à l’aune du cours actuel, ces actions génèrent un rendement de 11%. Et à la différence de son pendant italien Lottomatica, Opap n’a pas de dettes et dispose en plus d’une confortable réserve d’argent liquide. Le Grec a vraiment tout pour séduire les investisseurs.
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